300 kW installés, 250 kVA au contrat : le passage en tarif vert semblait inévitable



Une cuisine collective sous contrainte contractuelle
Tout en haut de Montmartre, l’école maternelle Jean-Baptiste Clément met en service une nouvelle cuisine collective destinée à produire plus de 1 000 repas par jour desservant plusieurs autres écoles.
Sur le papier, le problème est simple : la cuisine regroupe plusieurs équipements énergivores, fours mixtes, sauteuses, lave-vaisselle et équipements professionnels de cuisson et de lavage, pour une puissance installée totale proche de 300 kW.
En face, l’abonnement électrique en place est limité à 250 kVA en tarif jaune et la complexité d’accès au site de Montmartre et ses rues pavées contraint toutes les modifications.
Dans ce type de situation, le premier réflexe consiste souvent à demander plus de puissance au compteur. En effet, lorsque la puissance appelée dépasse le seuil disponible, le risque est immédiat : disjonction, coupure, désorganisation du service, allongement des temps de production et stress pour les équipes. Les repas doivent sortir. Les équipements doivent fonctionner. Les équipes doivent pouvoir travailler sans craindre une coupure en plein service.
Mais faut-il vraiment payer plus, engager des travaux lourds et changer d’abonnement, si le problème peut être résolu autrement ? C’est là que RSW intervient : pour permettre au site de conserver ses équipements professionnels, sans dépasser les limites de son abonnement électrique.
À Montmartre, passer en tarif vert n’était pas une vraie option
Un changement d’abonnement ne se limite pas à une modification contractuelle.
Il implique des travaux d’adaptation électrique, un transformateur, du câblage, des armoires, voire une intervention sur la voirie.
Or à Montmartre, la voirie, ce sont des rues pavées, étroites, très fréquentées, au cœur d’un quartier touristique où chaque intervention devient sensible.
Le passage en tarif vert était donc doublement discutable : économiquement lourd, et physiquement très contraint.
La vraie question devenait alors : est-il vraiment nécessaire d’aller chercher plus de puissance, ou peut-on mieux utiliser celle qui existe déjà ?
Pour une directrice d’établissement, une collectivité ou un responsable technique, le sujet touche à la continuité du service, au confort des équipes, au budget d’exploitation et à la faisabilité réelle des travaux.
Comprendre les appels de puissance avant de modifier l’abonnement
C’est là que l’analyse RSW intervient.
Une cuisine peut disposer de 300 kW installés sans appeler 300 kW en permanence. Tout dépend des moments où les fours, sauteuses, lave-vaisselle et autres équipements montent en puissance.
Le risque vient des cumuls : lorsque plusieurs équipements énergivores appellent leur puissance maximale au même moment, ils créent un pic susceptible de provoquer un dépassement ou une coupure.
Avant d’augmenter la puissance souscrite, RSW analyse donc les usages réels du site, les équipements pilotables et les situations de cumul.
L’objectif n’est pas de brider la cuisine. Il est de permettre aux équipements de fonctionner, sans que les plus gros consommateurs appellent leur puissance maximale au même moment.

Piloter en temps réel les équipements énérgivores
Après un audit de puissance, RSW identifie qu’il est possible des rester sous le seuil des 250 kW en permanence.
Nous mettons alors un pilotage en temps réel des équipements énérgivores. Certains appels de puissance peuvent être décalés de quelques instants, lorsque l’inertie des équipements le permet. Les pics sont évités, sans perturber la production.
C’est une chorégraphie où chaque équipement intervient au bon moment, en tenant compte des autres.
Grâce à cette coordination permanente, les appels de puissance sont lissés et le site reste sous le seuil disponible, sans modifier les équipements de cuisine ni réduire les capacités de production.
130 kVA pour 1 000 repas par jour : abonnement maintenu, production préservée
Grâce à ce pilotage, la puissance réellement appelée est ramenée à 130 kVA.
- Les équipements nécessaires au fonctionnement de la cuisine restent disponibles : fours mixtes, sauteuses, lave-vaisselle et équipements professionnels.
- La production de 1 000 repas par jour est maintenue.
- L’abonnement existant est conservé.
- Le passage en tarif vert haute tension est évité, avec les travaux lourds qu’il aurait entraînés sur un site aussi contraint que Montmartre.
| Avant optimisation | Après optimisation |
|---|---|
| 300 kW de puissance installée | 130 kVA de puissance appelée |
| Abonnement tarif jaune limité à 250 kVA | Abonnement conservé |
| Risque de dépassement et de disjonction | Appels de puissance pilotés en temps réel |
| Passage en tarif vert envisagé | Passage en tarif vert évité |
| Travaux lourds sur site contraint | Pas de travaux lourds de transformateur, câblage, armoires ou voirie |
| Production de 1 000 repas par jour à sécuriser | Production maintenue |


Perspective : vers une puissance souscrite révisée à la baisse
Après une année d’observation, une nouvelle étape peut être envisagée : ajuster la puissance souscrite à la baisse, en cohérence avec la consommation réelle du site.
Ce cas illustre un principe simple : une puissance installée élevée ne nécessite pas systématiquement une augmentation de la puissance souscrite.
Pour un établissement scolaire, une collectivité ou un gestionnaire de restauration collective, l’analyse des appels de puissance doit précéder toute décision d’augmentation de puissance souscrite.
Votre cuisine collective approche le seuil de son contrat électrique ? Faites analyser vos appels de puissance avant d’engager un changement d’abonnement ou des travaux lourds.