Une brasserie neuve dont la puissance installée dépasse 250 kVA dès la conception

Lors de l’ouverture de la Brasserie des Deux Rives à Lyon, l’enjeu était clair : permettre l’exploitation complète du site malgré une puissance installée théorique supérieure au seuil des 250 kVA.
Dans ce type de projet neuf, la réponse classique consiste à augmenter la puissance souscrite avant même l’ouverture.
Ce cas montre qu’il est possible de faire autrement : dimensionner intelligemment dès l’origine, sans surdimensionner l’abonnement électrique
Le cumul cuisson et CVC : une puissance installée au-dessus du seuil des 250 kVA
La brasserie réunit plusieurs postes fortement consommateurs : les équipements de cuisson, les chambres froides, la ventilation, le chauffage et la climatisation.
Le dépassement ne vient donc pas d’un seul équipement, mais de la superposition de plusieurs usages nécessaires au fonctionnement complet de l’établissement.
Additionnées, ces puissances installées dépassent le seuil des 250 kVA. Or, dans ce niveau d’abonnement, les dépassements ne sont pas tolérés : si les appels de puissance se cumulent au mauvais moment, le risque est la disjonction.
Dépasser 250 kVA : ce que ça implique concrètement
Dépasser 250 kVA ne signifie pas seulement changer une ligne sur un contrat. Pour un établissement de restauration, cela peut entraîner un changement de régime électrique, avec un passage en haute tension.
Concrètement, cela peut impliquer des travaux lourds dès le départ (installation d’un transformateur, local dédié, intervention sur la voirie aux frais du demandeur) avec des délais de raccordement pouvant atteindre 6 à 12 mois, et des coûts fixes structurellement plus élevés chaque année.
A la Brasserie des Deux Rives, ces devis dépassent des milliers d’euros, et empêchaient une ouverture du restaurant. Il fallait donc trouver une solution rapide, économique et durable pour rester sous 250 kVA sans réduire la qualité de l’installation.
Orchestrer les équipements plutôt qu’augmenter la puissance souscrite
Avant de modifier l’abonnement, RSW analyse les postes consommateurs, les équipements installés et les usages réels attendus sur le site.
L’étude de faisabilité permet alors d’identifier les situations de cumul : les moments où plusieurs équipements sont susceptibles d’appeler de la puissance en même temps.
Dans ce cas, le problème ne vient pas de la puissance installée en elle-même, mais du moment où cette puissance est appelée.
L’objectif n’est donc pas de supprimer de la puissance, mais d’éviter que tous les usages énergivores montent en charge simultanément.
Solution : pilotage en temps réel des équipements et des besoins de la CVC.
Pour éviter ces cumuls, un pilotage en temps réel est mis en place, comme une orchestration des appels de puissance.
Deux modules CKS du système Optilesteur sont installés sur le même départ électrique : un pilotage dédié aux équipements de cuisine et un pilotage dédié au CVC.
Les équipements restent disponibles pour l’exploitation, mais leurs appels de puissance sont coordonnés dans le temps afin d’éviter les montées en charge simultanées.



Les équipements ne sont pas arrêtés : ils sont organisés dans le temps
Le pilotage ne consiste pas à couper les équipements au détriment du service.
Il s’appuie sur l’inertie des équipements et sur la possibilité de décaler certains appels de puissance de quelques instants, sans impact sur la production.
La puissance n’est pas supprimée : elle est répartie dans le temps.
C’est ce micro-délestage intelligent, piloté en temps réel, qui permet de maintenir l’activité sous le seuil contractuel.
Résultats : maintien sous 250 kVA, abonnement inchangé et ouverture réussie.
Grâce à cette analyse des usages et au pilotage en temps réel des équipements, la Brasserie des Deux Rives a pu ouvrir avec son installation complète, sans changement d’abonnement.


La cuisine professionnelle prévue au projet a été installée. Le CVC a été intégré. L’ensemble fonctionne sous le seuil des 250 kVA.
La production en cuisine est maintenue, le confort du bâtiment également, sans passage en haute tension et sans augmentation structurelle des coûts fixes dès l’ouverture.
| Avant | Après |
|---|---|
| Puissance installée > 250 kVA | Maintien sous 250 kVA |
| Passer en Haute Tension / tarif vert | Conserver la Basse Tension / tarif jaune |
| Ouverture menacée, voire impossible | Ouverture dans les délais |
| Travaux estimés à plus de 25 000 € | Solution RSW : 8 000 € |
Ce qu’il faut retenir : la Brasserie des Deux Rives montre qu’un établissement de restauration qui est menacé par un passage en Haute tension, long et couteux, peut ouvrir dans les délais, en travaillant sur l’optimisation en temps réel de ses installations.
Sans surcouts structurels
Avec des travaux limités et rapides.
La cuisine fonctionne pleinement en rythme de croisière, comme en plein coup de feu.
Vous ouvrez ou agrandissez un établissement ? Évaluez votre puissance réelle en activité, pour éviter de surdimensionner votre installation